[86] Jecker fut arrêté à la Préfecture de police le 10 avril. Il venait demander un passeport sous le nom de Ycre. Le chef du bureau des passeports, Charles Riel, lui ayant posé quelques questions, Jecker se troubla. On le conduisit devant Rigault, et là, il se nomma.
[87] Aujourd’hui rue des Pyrénées.
[88] Il y avait alors deux rues des Gâtines, la rue des Hautes-Gâtines (aujourd’hui rue Orfila) et la rue des Basses-Gâtines (aujourd’hui rue des Gâtines). Le mur contre lequel fut adossé Jecker est donc actuellement à l’angle de la rue des Gâtines et de la rue de la Chine. L’hôpital Tenon, la mairie du vingtième et le square qui les sépare aujourd’hui, n’existaient pas en 1871. Les terrains sur lesquels ils sont construits étaient un ensemble de jardins et de petites rues.
[89] Maxime du Camp (Convulsions, I, 8e édition, page 277) dit que François «fouilla le cadavre, prit le portefeuille et le porte-monnaie». Or, François n’était pas là.
[90] Nous répétons le mot tel qu’il nous a été rapporté par l’un des acteurs du drame.
[91] Maxime du Camp (Convulsions, I, 8e édition, page 301) dit que Gois avait reçu de la Commune un ordre vague, ne désignant personne nominativement, «prescrivant au directeur du Dépôt des condamnés, François, de remettre à qui de droit les gendarmes détenus à la Grande Roquette et tous les otages que le peloton d’escorte pourrait emmener».
Cet ordre vague n’a jamais existé que dans l’imagination de M. Maxime du Camp. Gois avait bien reçu, le lundi 22, un ordre; mais c’était un ordre de transfert des otages de Mazas à la Roquette, ordre qu’il n’exécuta pas. Là aussi, comme dans ses récits de la mort de l’archevêque et de la mort de Jecker, M. Maxime du Camp a maintes fois faussé compagnie à la vérité. «Gois monte à cheval.» (page 307) Ranvier dit à Gois à la mairie de Belleville: «Va me fusiller tout cela aux remparts.» (page 310) Autant d’inventions, sans oublier la fameuse vivandière à cheval, vêtue de rouge et le sabre à la main!
[92] L’enceinte de Paris avait été, au commencement du siège, divisée en neuf secteurs. Le 2e secteur (Belleville), comprenant les bastions 12 à 24, était commandé par le général Callier.
[93] C’était ce qu’on appelait la Cité de Vincennes. Aujourd’hui, une Société civile a acquis le terrain, et, au-dessus de la porte d’entrée, on voit resplendir, en lettres dorées, ce titre: Villa des Otages. (1898)
[94] On avait, à la vérité, fait descendre trente-sept militaires, mais l’un d’eux se cacha et fut sauvé. Presque partout, on lira qu’il y avait onze prêtres: c’est une erreur, ils n’étaient que dix. Avec les quatre civils, cela fait cinquante.