Ils ne se contentent pas de bombarder,
De tuer femmes et enfants.
Non! Cela ne suffit pas encore.
Ils ont l’argent!
Et avec cela ils achètent les consciences!
C’est ainsi qu’ils ont pris le Moulin-Saquet!...
Le 17 mai, un incendie éclate dans le château du marquis de la Place, proche de l’École d’Arcueil, et siège de l’état-major du 101e bataillon. Les moines, accusés d’avoir mis le feu, sont arrêtés le 19, par ordre de Wroblevski. Conduits le jour même au fort de Bicêtre, ils sont enfermés dans les casemates, d’où ils ne sortent que le jeudi 25 mai, avec les fédérés qui évacuent le fort pour rentrer dans le 13e arrondissement.
Conduits tout d’abord à la mairie, ils sont transférés à la prison du secteur, 38, avenue d’Italie. Dirigés sur les barricades, ils sont ramenés à la prison. A quatre heures, ils sont fusillés par la foule.
Serizier
Il a suffi de quelques heures pour que les Dominicains, sortis indemnes de leur périlleux séjour au fort, fussent étendus sanglants, le corps troué de balles, sur les pavés de l’avenue d’Italie.
Qui a ordonné le meurtre?
Les circonstances qui ont entouré la fusillade des prisonniers sont restées aussi mystérieuses qu’au premier jour.
Un bouc émissaire:
Serizier.
Quand on parle de l’affaire des Dominicains, c’est Serizier.