Note 145:[ (retour) ] Sawenowane et Sonatsiowane, Chefs des Mohacks du Sault St. Louis, Seigneurs de St. Régis et de Cognaouaga, passèrent à Londres en 1829, pour réclamer un lot de terre vendu comme fesant partie des biens des Jésuites, mais qui tenait plutôt à leur Seigneurie. Sir George Murray leur promit de recommander leur pétition à Sir J. Kempt, et il leur fut permis d'avoir à Londres un chargé d'affaires.

Note 146:[ (retour) ] Jeune fille à laquelle les Hurons comparent tout ce qui est beau.

On a trouvé sur les bords de la Rivière Columbia des peuples aussi intéressans que les premiers Canadois, et M. Franchère, notre compatriote, cite à l'appui, de très riantes traditions [147] qu'il reçut de la bouche d'un vieillard vénérable [148]. Le Grand Sagamo du Nord-ouest, Netam, défenseur généreux de l'Honorable Compagnie Anglaise, a mérité le monument que ce corps, reconnaissant, lui a élevé au Fort William, et dans le temps que j'écris, Assaskinac, dont l'évêque de Tabraca fait l'éloge, est encore dans le Canada Supérieur, la gloire de cette race que l'on a si grand tort de dédaigner [149]. Enfin, peut-être, quelques-uns croiront, que j'aurais du redire les vertus des Tegackouita et des Sakannadharoy, et décrire l'état présent des villages dans la Province [150]. Mais il est aussi permis à l'historien de s'animer à l'approche d'un sinistre qu'il appréhende: il passe alors rapidement sur les faits secondaires, et se réserve tout entier pour l'évènement qui le préoccupe.

Note 147:[ (retour) ] «Ekannum, y est-il dit, divinité bienfaisante, ayant vu les hommes dans leur premier état, prit une pierre aiguë, et leur perça la bouche et les yeux.»

Note 148:[ (retour) ] Comcomlé, Chef tes Tchinouques.

Note 149:[ (retour) ] Il est, dit M. Isidore Lebrun, des sauvages qui, par la lecture qu'ils font des gazettes, connaissent mieux les évènements politiques de l'Europe que les paysans de Vendée ou des campagnes de Rome. Un de leurs enfans traçait des dessins sur le mur de la cabane: une scène de massacre représentait, selon lui, la bataille de Waterloo.

Note 150:[ (retour) ] Les Sachems des Iroquois et des Algonquins écrivaient au Pape en 1831. Ils lui envoyaient une étole et une maire de mules en verre soufflé. Les feuilles de Rome observèrent que ces objets étaient dignes de l'attention des savans.

Il y a dix-neuf ans cette race proscrite leva encore la tête, l'esprit de guerre se ralluma, et les Outaouais, jadis si puissans, et les Saukis, se mirent à la tête de ce mouvement. L'Epervier Noir (Black Hawk) parut pour quelque tems digne successeur de Ponthiac et de Tecumseh; mais la discorde se mit bientôt parmi ses alliés. Abandonné de presque tus les siens, il combattit en désespéré jusqu'à ce qu'il tomba entre les mains de ses ennemis. Prisonnier de guerre, il fut traité avec humanité, et même avec distinction; mais on le promena de ville en ville, dans les états qui bordent l'Océan Atlantique, afin de le convaincre de l'inutilité de ses efforts en faveur de la suprématie de ss race; puis on le renvoya au-delà du Mississipi. Les Saukis, les Outaouais et les Aionais, riverains de ce Père des Eaux [151], se soumirent alors, comme les Miamis, les Shaouanis, les Hurons des bords de l'Ohio, de l'Ouabache et des lacs, s'étaient soumis dès longtems Des traités particuliers cédèrent aux Etats-Unis l'immense et fertile territoire des deux rives du haut Mississipi, et les mines de plomb les plus riches du monde [152]. Les territoires d'Aionay et d'Ouisconsin furent alors partie de la République Unie.

Note 151:[ (retour) ] Meschassebé.

Note 152:[ (retour) ] Les Indiens des Etats actuels de New-Iork, de la Pensylvanie et du New-Jersey exploitent des mines de cuivre. Ainsi les Scythes de l'Oural recueillaient et façonnaient le cuivre et l'or.--(M. LEBRUN.)