— Est-ce que je peux lire ça ?

Afin de pouvoir lui répondre avec simplicité :

— Oui.

Ou :

— Plus tard. Ça ne t’intéresserait pas encore.

Au surplus, la curiosité varie énormément d’un enfant à l’autre. Je suis d’avis de leur laisser beaucoup de liberté, de leur permettre un maximum. Qu’importe ? Ce qu’ils ne comprennent pas ne les intéresse pas.

Et quant aux livres vraiment mauvais, d’une perversité voulue, le mieux est de les mettre totalement hors de vue. Je ne sais pas de pire méthode que de coudre des pages. Voilà qui éveille l’idée et la tentation du fruit défendu !

Mariage, Amour, Famille.

Quelle idée du mariage souhaitons-nous donner à nos enfants ? C’est de ce seul point de vue qu’il importe d’examiner la question conjugale en matière d’éducation. C’est pénétrés, nourris de cette idée qu’ils aborderont et qu’ils résoudront plus tard ce grave problème. Leur sort en dépend. Elle vaut donc qu’on y réfléchisse. Et cette opinion — comme toutes les autres opinions — nous la leur communiquerons surtout par nos entretiens, par nos propos parfois les plus incidents, et par notre propre attitude.

Il faut donc prendre parti. Devons-nous soutenir le mariage ou le combattre, le vanter ou le décrier ?