—Que lui manque-t-il? Je lui ai tout offert. Tout ce que ma tendresse, mon culte m’ont inspiré d’attentions ...
Elle l’interrompit:
—Je sais de quelle adoration vous entourez ma petite Lucette. Et je vous en ai bien de la gratitude, allez. Mais êtes-vous sûr de lui avoir donné tout ce que vous pouviez lui donner?...
—Je ne vous comprends pas.
Elle insista:
—D’avoir tout tenté pour la rendre heureuse? Cherchez bien. Vous m’avez dit que, tous ces jours-ci, vous aviez fait votre examen de conscience. Vous n’avez rien trouvé? Vous n’avez rien à vous reprocher?
—Non, dit-il. Ah! Parfois, j’en venais à souhaiter de me prendre en faute. Au moins, ç’aurait été une explication, une chance de réparer, une lueur d’espoir. Non. Rien. Mais vous, Suzanne, vous devez savoir ... Ah! parlez, parlez. Je vous l’ai dit, je suis prêt à vous suivre aveuglément.
Elle pensa tout haut:
—Allons, c’est bien décidément de l’ignorance.