Suppression du T final au pluriel de certains noms: enfans, mas, precedens.

Suppression du t euphonique: sera-il, y a il, pour «sera-t-il», «y a-t-il»; son remplacement parfois par l’ ou l: fera-l’on ou fera lon, pour «fera-t-on.»

Suppression fréquente de lettres doubles: home, feme, hale, frape, batre, etc.

Etc., etc.

Il est à observer que ces modifications n’ont aucune influence sur la prononciation qui, pour la plupart des mots, est celle de nos jours.

Accents.—L’accent circonflexe n’existe pas: ame, pastre.

L’accent grave ne se trouve que sur l’à préposition, ou sur adverbe: à moy, où est-il.

L’accent aigu ne se met que sur l’é des syllabes finales où il n’est pas muet: aimé, aimée, capacité, dés (dès que), és; même dans ce cas (aux, dans les) on l’omet d’ordinaire lorsque la syllabe se termine par s, x ou z: authorité, authoritez.

Il est fait assez fréquemment usage du tréma sur l’é et sur l’u: poëte, deuë, loüange, roüage.

Ponctuation.—Les phrases sont courtes, trop parfois au préjudice du sens qui gagnerait à plus de liaison; le point et virgule est fréquent, mais presque toujours remplacé par deux points; les virgules sont prodiguées outre mesure, surtout dans l’édition de 1595; et ce sur la recommandation expresse de l’auteur qui, pour son propre compte, s’en abstient d’ordinaire quand c’est lui-même qui écrit.