Si ma fortune m’eust faict naistre pour tenir quelque rang entre les hommes, i’eusse esté ambitieux de me faire aymer: non de me faire craindre ou admirer, III, 424.
Les Princes n’ayment guere les discours fermes, ny moy à faire des comptes, II, 476.
Il n’y a point d’vtilité, pour laquelle ie me permette de mentir, III, 86.
Ceux qui ont merité de moy, de l’amitié et de la recognoissance, ne l’ont iamais perdue pour n’y estre plus: ie les ay mieux payez, et plus soigneusement, absens et ignorans. Ie parle plus affectueusement de mes amis, quand il n’y a plus de moyen qu’ils le sçachent, III, 474.
Ie sçay bien ce que ie fuis, mais non pas ce que ie cherche, III, 426.
La medecine se forme par exemples et experience: aussi fait mon opinion, III, 32.
Ie hay la pauureté à pair de la douleur, III, 392.
Ie fay peu de part à ma prudence, de ma conduite: ie me laisse volontiers mener à l’ordre public du monde, II, 508.
I’ay veu quelque fois mes amis appeller prudence en moy, ce qui estoit fortune; et estimer aduantage de courage et de patience, ce qui estoit aduantage de iugement et opinion; et m’attribuer vn tiltre pour autre; tantost à mon gain, tantost à ma perte, II, 94.
Ma consultation esbauche vn peu la matiere, et la considere legerement par ses premiers visages: le fort et principal de la besogne, i’ay accoustumé de le resigner au ciel, III, 356.