Nous prenons en garde les opinions et le sçauoir d’autruy, et puis c’est tout: il les faut faire nostres, I, 210.

Sçauoir par cœur n’est pas sçauoir: c’est tenir ce qu’on a donné en garde à sa memoire, I, 240.

Fascheuse suffisance, qu’vne suffisance pure liuresque! I, 240.

A quoy faire la science, si l’entendement n’y est? I, 216.

Pour bien faire, il ne faut pas seulement loger la science chez soy, il la faut espouser, I, 288.

La plus part des instructions de la science, à nous encourager, ont plus de montre que de force, et plus d’ornement que de fruict, III, 570.

Il y a des sciences steriles et épineuses, et la plus part forgées pour la presse: il les faut laisser à ceux qui sont au seruice du monde, I, 426.

Toute cette nostre suffisance, qui est au delà de la naturelle, est à peu pres vaine et superflue. C’est beaucoup si elle ne nous charge et trouble plus qu’elle ne nous sert, III, 550.

A on trouué que la volupté et la santé soient plus sauoureuses à celuy qui sçait l’astrologie, et la grammaire: et la honte et la pauureté moins importunes? I’ay veu en mon temps, cent artisans, cent laboureurs, plus sages et plus heureux que des recteurs de l’vniuersité: et lesquels i’aimerois mieux ressembler, II, 202.

O que c’est vn doux et mol cheuet, et sain, que l’ignorance et l’incuriosité, à reposer vne teste bien faicte, III, 616.