«L’armée n’a pas à assurer en temps habituel l’exécution des lois; ses occupations, comme ses devoirs, sont autres: la cavalerie n’est pas lancée à la poursuite des voleurs, caissiers et autres; l’infanterie ne procède ni aux arrestations, ni aux transferts de prisonniers; l’artillerie ni le génie ne détruisent les bâtiments destinés à disparaître: rien de tout cela ne regarde les militaires; pour toutes ces besognes, il y a des agents spéciaux.

«Dans cet emploi irrégulier de l’armée, sa participation à toutes les inaugurations, à toutes les fêtes, à toutes les expositions, est pour beaucoup; on est arrivé à la considérer comme bonne à tout faire.» Gal Donop.

Notons encore que chacun, dans l’accomplissement de la mission qu’il a reçue, n’a d’instructions à recevoir que de son chef direct; nul autre n’a à s’immiscer dans les moyens d’exécution.

Ces principes consacrés par le bon sens, étaient jadis confirmés d’une façon péremptoire par les règlements; mais ceux-ci ont été à cet égard quelque peu modifiés récemment pour avoir raison des résistances que rencontraient des exigences abusives; ici comme ailleurs, quand la politique sectaire s’en mêle, rien de ce qui devrait l’être, n’est plus respecté.

CHAPITRE XVII.

Ce chapitre porte le no XVIII dans les éd. ant. et l’ex. de Bordeaux.

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4, Passion.—La peur est naturelle à l’homme, peu d’entre eux l’ignorent; le plus grand nombre finit par en triompher, le lâche est celui qui s’y abandonne.

8, Esblouissements.—«De tous les animaux, a dit le prince de Ligne, l’homme est le plus peureux.»

8, Vulgaire.—Il n’y a pas que le vulgaire à subir des impressions irraisonnées; les esprits forts n’en sont point exempts. Hobbes, qui s’est élevé si énergiquement contre l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme, telles que la religion nous les présente, ne pouvait sans crainte des revenants traverser un cimetière; à cette époque, XVIIe siècle, pas plus en Angleterre qu’en France, les cimetières n’étaient clôturés.