28, Fils.—Pausanias, roi de Sparte, trahissant la Grèce auprès des Perses et ayant été dénoncé, se réfugia dans le temple de Minerve, pour échapper à une condamnation à mort prononcée contre lui. Nul n’osait violer cet asile lorsque Alcithée, sa mère, se présenta, dit-on, devant le temple et, sans proférer une parole, prenant une brique qu’elle avait apportée, la plaça sur le seuil de l’entrée et revint chez elle. Les Lacédémoniens, adoptant son jugement, l’imitèrent et murèrent ainsi la porte du temple. Pausanias fut réduit à y mourir de faim, 477. Diodore de Sicile, XI, 45; Cornelius Nepos, Pausanias, 5.—Plutarque, citant également ce fait, en raconte un semblable survenu à Rome, lors de la guerre contre les Latins, 341. Un nommé Cassius Brutus avait fait marché avec l’ennemi pour lui ouvrir les portes de la ville; découvert, il s’enfuit dans le temple de Minerve auxiliatrice, où son père le tint tant enfermé qu’il l’y fit mourir de faim et jeta son corps sans sépulture.

30, Reng.—Dans une guerre entre les Romains et les Volsques, Posthumius, dictateur, aurait fait tomber sous la hache la tête de son propre fils qui, séduit par l’espoir du succès, aurait quitté son poste et livré un combat d’où il était sorti vainqueur, 496. En relatant le fait, Tite-Live, IV, 29, dit ne pas y croire et qu’il doit y avoir erreur chez les historiens antérieurs à lui qui le rapportent et auront confondu avec l’acte analogue de Manlius Torquatus.—Plutarque, dans sa Collation abrégée d’histoires romaines avec autres semblables grecques, prête, d’après Ctésiphon, la même conduite à Epaminondas, en la mettant en parallèle avec celle de Manlius. Se trouvant en présence des Lacédémoniens et rentrant momentanément à Thèbes pour l’élection des magistrats, Epaminondas avait remis le commandement de l’armée à son fils Stesimbrotus, en lui défendant de combattre. Les Lacédémoniens, avertis de son absence, vinrent provoquer son fils, lui reprochant de n’oser, faute de cœur, se mesurer avec eux, si bien que, passant outre aux ordres de son père, il accepta le défi et battit l’ennemi. Epaminondas, de retour, lui aurait ceint le front d’une couronne, emblème de sa victoire, et trancher la tête pour sa désobéissance.

33, A coup.—Tout à coup. Marot a dit dans le même sens: «Si tu ne veux qu’à coup, je perde l’âme.»

35, Platon.—Dans le Gorgias.

346,

13, Endroit.—Dans la Secunda Secundæ, 154, 9.

19, Raison.—Les éd. ant. aj.: soit en l’amitié, soit aux effets de la iouissance.—C’est là une raison aussi étrange qu’inexacte. Cette prohibition, prononcée par nombre de législateurs de tous les temps, est motivée par la dégénérescence physique et intellectuelle qui résulte parfois pour les enfants de la consanguinité des parents à un degré trop rapproché, ce dont il existe de nombreux exemples. Ces mariages de nos jours se font rares: dispersé de bonne heure par les nécessités de l’existence moderne, le milieu familial existe et dure de moins en moins; et versant dans l’extrême opposé, on ne s’y marie plus guère; on prend femme ailleurs là où le sort vous a porté, sans prendre le temps de se connaître autrement que d’une façon banale, sans rien savoir généralement des tenants et des aboutissants l’un de l’autre, autrement dit sans garantie aucune; qu’ils sont loin de nous ces dictons de jadis qui cependant n’ont rien perdu de leur vérité:

«Marie-toi dans ta rue, si tu veux; dans ta maison, si tu peux.»

«Qui va loin se marier, sera trompé ou veut tromper.»

«Homme de passage n’attrape femme sage.»