De falerne enluminée.

«On a reproché à Caton l’Ancien de s’enivrer; ceux qui lui adressent ce reproche me feront plus facilement voir une vertu qu’un vice chez Caton; il réjouissait par le vin son esprit fatigué des affaires publiques.» Sénèque.—Plutarque ne semble pas admettre cette sorte de réhabilitation: «Au commencement, dit-il, Caton l’Ancien ne consacrait que fort peu de temps à ses repas, ne buvant qu’un seul coup; après quoi, il se levait; mais, dans la suite, il prit plaisir à boire et passait souvent une grande partie de ses nuits à table.»—V. N. II, 586: [Caton le Censeur].

32, Cyrus.—Plutarque, Artaxerxès, 2.—Il s’agit ici de Cyrus le Jeune. V. N. I, 524: [Perses].

36, Paris.—Célèbre par son avarice, qui lui valut de Buchanan une épitaphe en latin dont voici la traduction: «Ci-gît Silvius qui jamais ne donna rien gratis; mort, il gémit de ce que, gratis, tu peux lire ceci.»—Silvius passait pour l’homme de son temps parlant la langue latine avec le plus de pureté et d’élégance.

38, S’engourdir.—C’était aussi, paraît-il, l’avis d’Hippocrate. Payen.—L’éd. de 88 aj.: Platon luy attribue le mesme effect au seruice de l’esprit.

39, Affaires.—Hérodote, I, 133, et autres auteurs.—Les Perses discutaient bien le verre en main des affaires sérieuses, mais sans prendre de décision, laquelle était toujours remise au lendemain où la discussion reprenait alors qu’ils étaient de sang-froid.

618,

27, Lots.—Dix bouteilles, huit litres.

34, Ressiners.—Goûter, collation qu’on fait après le dîner; vient de recænare, fait de cæna, dîner, le repas du milieu de la journée.—«Il n’est desjeuner que d’escholiers; disner que d’advocats; ressiner que de vignerons; souper que de marchands.»

40, L’amour.—«Sans Cerès et Bacchus, Vénus est languissante.» Térence, Eunuque; contradiction qui n’est qu’apparente, Montaigne ne parlant ici que de l’abus du vin poussé jusqu’à l’ivresse.