9, Horace.—Quatre livres d’odes, un d’épodes, deux de satires, deux d’épîtres, et une épître aux Pisons connue sous le nom d’Art poétique, composent l’œuvre de ce poète si célèbre. Dans ses odes, il se montre à la fois brillant, énergique, sublime et naïf, délicat, gracieux; ses satires et ses épîtres sont des modèles d’urbanité, de raillerie douce et bienveillante; son Art poétique est un poème didactique que Boileau a imité en le développant et qui encore aujourd’hui est le code des hommes de goût. Horace est le type accompli de l’épicurien latin; c’est un poète élégant et habile, un moraliste spirituel et savant; il est aussi courtisan, sans cesser de conserver une certaine liberté de langage et d’humeur; de caractère indépendant, il faisait consister le bonheur dans l’usage modéré des biens de la vie.

15, Lucain.—Auteur de la Pharsale, poème épique où il raconte la guerre civile entre César et Pompée; œuvre brillante et élevée, mais pompeuse et déclamatoire; au reste le poète n’eut guère le temps de la polir et de la terminer, obligé qu’il fut de se donner la mort par ordre de Néron. V. II, 50, et N. 52: [Bouche].

17, Terence.—Il ne nous reste plus de lui que six comédies, parmi lesquelles l’Andrienne. Térence était l’ami de Scipion Émilien et de Lelius qui, dit-on, prirent quelque part à la composition de ses pièces; son style est élégant et pur, la composition chez lui est régulière, le ton parfait, mais souvent l’intérêt est presque nul et on y trouve peu de mouvement et de gaîté.

23, Inegale.—Le style de l’Énéide est beaucoup plus parfait que celui de Lucrèce, sa poésie plus magnifique, quoique ennuyeuse parfois; mais celui-ci est plus plein, pense davantage, est par moment aussi grand poète, et a plus d’originalité.

30, Plaute.—Il nous reste de lui une vingtaine de pièces qui, la plupart, ont été imitées par nos auteurs français. Il est caractérisé par son originalité, des coups de théâtre imprévus, un dialogue rapide, une verve étincelante, des pointes, des jeux de mots, des charges souvent grossières, mais vraies au fond; il est franchement comique et faisait les délices du peuple.

32, Romaine.—Cicéron.

34, Compagnon.—Ce juge, c’est Horace qui dit dans son Art poétique, v. 270: «Il est vrai que nos pères ont goûté les vers et les saillies de Plaute; à mon sens, leur admiration a été excès d’indulgence, pour ne pas dire sottise.»

68,

10, Oublions... fable.—Var. des éd. ant.: fuyons la fin de son histoire.

15, Petrarchistes.—A l’imitation de Pétrarque, l’un des créateurs de la langue italienne, célèbre entre autres par les sonnets et les centons qu’il écrivit pour Laure de Noves.