19, Martial.—Auteur d’épigrammes sur toutes sortes de sujets, pièces fugitives, élégantes, acérées, écho fidèle de la dépravation de l’empire romain, et dont bien des traits, encore justes, pourraient s’appliquer à notre époque; à beaucoup d’esprit, joint souvent une licence excessive et parfois aussi une basse adulation.

26, Sont assez... iambes.—Var. de 88: peuuent aller à pied.

29, Noblesse.—Add. des éd. ant. à 88: en recompense de cette grace qu’ils ne peuuent imiter.

36, Iours.—C.-à-d. vêtus des habits qu’ils mettent d’ordinaire, comme portent les éditions antérieures; cette expression est encore en usage et assez répandue en France.

70,

1, Auoir besoin... sauuages.—Var. des éd. ant.: il faut qu’ils s’enfarinent le visage, il leur faut trouuer des vestements ridicules, des mouuements et des grimaces.

14, Furieux.—L’Orlando furioso, ou le Roland furieux de l’Arioste, œuvre capitale de ce poète, où il raconte les exploits des paladins, mêlant avec art le plaisant et le sérieux, le gracieux et le terrible, faisant marcher de front une foule d’actions diverses auxquelles il sait également intéresser.

14, Seruent.—Add. des éd. ant.: plus ordinairement.

14, Plutarque.—Auteur des Vies des hommes illustres de la Grèce et de Rome, et de nombreux traités de politique, d’histoire ou de morale, dits Œuvres morales, que quelques lignes plus bas Montaigne désigne sous le nom d’Opuscules, parmi lesquels on remarque ceux intitulés: L’Origine de l’âme; Du Génie de Socrate; Du Silence des oracles; Questions de table; Des Contradictions des Stoïciens.—On trouve dans ses écrits un grand jugement, des connaissances profondes et variées, une bonhomie et une morale douce qui les font lire avec charme; il vous fait vivre intimement avec les hommes dont il raconte la vie. La qualification de parallèles donnée à certains fragments des Vies de Plutarque, vient de ce qu’il y place en regard un Grec et un Romain dont les existences, dans leur ensemble, présentent de l’analogie, et les compare, semblant s’être proposé de montrer que la Grèce n’était point inférieure à Rome.—Plutarque venait d’être traduit en français par Amyot et publié (les Vies des hommes illustres en 1555, les Œuvres morales en 1574), lorsque Montaigne écrivait les Essais.

15, Seneque.—On a de lui un grand nombre d’écrits sur la philosophie; il y prêche la morale la plus austère et enseigne surtout le mépris des richesses et de la mort; son style est brillant et élégant, mais souvent affété et rempli d’antithèses; il vise beaucoup à l’effet. Dans ses Lettres à Lucilius, le penseur déploie toutes les ressources de son esprit, et l’écrivain tous les charmes de son style.—Montaigne lui a souvent fait de très larges emprunts et a souvent adopté ses idées.