Ce jour-là, le moine et l'enfant, vers deux heures de l'après-midi, étaient assis sur un banc, tandis que la communauté chantait un office à la chapelle.
Le moine avait sur ses genoux un missel écrit en gros caractères et imprimé en latin. Mais le livre contenait aussi quelques prières en cette langue qu'on appelait encore—la vulgaire et qui était la langue française.
Le petit Jacques-Clément était debout près de lui.
Le moine posa son doigt sur une ligne, et l'enfant, en hésitant, lut:
—Notre père... qui êtes au Ciel... qui est-ce, ce père, bon ami?
—C'est Dieu, mon enfant... Dieu qui est le père de tous les hommes...
—Ainsi, dit l'enfant pensif, nous avons deux pères...
—Oui, mon enfant.
—Tu as un père, bon ami? Et le frère sonneur? Et les deux gros chantres qui ont de si vilaines figures?
—Bien certainement.