Ajoutons qu'il parvint à barricader la porte au moyen de madriers.

Il était sûr, désormais, qu'on ne pourrait plus arriver à lui pendant son sommeil, sans le réveiller.

Et comme, s'il avait perdu sa rapière dans le combat, il avait au moins conservé sa dague, il avait de quoi se défendre.

Peu à peu, il s'habitua à l'obscurité; le mince filet de lumière qui tombait d'un soupirail finit par lui paraître un véritable rayon de jour.

Il put ainsi se rendre compte des jours et des nuits.

Le temps s'écoulait cependant. Grâce à une constitution de fer Pardaillan triompha rapidement de la fièvre.

Les blessures se cicatrisèrent.

Malheureusement, la mine aux jambons s'épuisa avec non moins de rapidité. Et pourtant, avec son habitude des sièges, le vieux renard avait tout de suite pensé à se rationner, il l'avait fait scrupuleusement le premier moment.

Malgré l'économie qui devint vite de la parcimonie, pour se tourner enfin en ladrerie, Pardaillan s'aperçut un jour qu'il ne lui restait plus qu'un jambon.

A ce moment, il y avait peut-être un mois, ou peut-être plus encore qu'il était enfermé dans cette cave.