—Mais où diable ai-je vu cet homme? pensa de nouveau le chevalier, qui se laissa tomber dans le grenier.
—Que se passe-t-il? demanda le vieux Pardaillan
Le chevalier raconta ce qui venait de se passer Le père et le fils se mirent aussitôt à déblayer le foin qui était entassé et cachait évidemment la porte signalée par l'inconnu—si cet inconnu n'était pas un traître! A leur joie intense, la porte leur apparut enfin, et, en même temps, ils entendirent que, derrière cette porte, on se livrait à un certain travail. Au bout de quelques minutes, la porte s'ouvrit, et un vieillard de haute taille, vêtu de velours noir, apparut et dit:
—Monsieur Brisard, et vous, monsieur de La Rochette, soyez les bienvenus.
Le vieux Pardaillan se frappa le front.
—Les deux noms que je donnais à la dame! murmura-t-il Je me souviens parfaitement de vous, monsieur...
—Ramus, dit le vieillard avec une noble simplicité.
—Ramus! C'est bien cela. Seulement, je vais vous dire, monsieur. Je ne m'appelle pas Brisard et n'ai jamais été sergent d'armes, comme je vous le dis. Le chevalier que voici ne s'appelle pas M. de La Rochette...
Ramus souriait.
—Je vous donnai alors ces deux noms parce que nous avions intérêt à nous cacher... Je m'appelle Honoré de Pardaillan, et monsieur que voici est mon fils, le chevalier Jean de Pardaillan.