Pardaillan ne se demanda pas pourquoi Maurevert se trouvait parmi cette masse de peuple et pour quelle besogne il était escorté de gentilshommes, dont il en reconnut quelques-uns pour des fervents de la reine Catherine.

—Attention! dit-il à Marillac, voici la meute... Voyez-vous, à votre gauche, cette encoignure sous l'auvent?

—Je la vois, dit Marillac qui, de la pointe de son épée, menaçait déjà un de ses assaillants.

—Allons-y d'un bond. Là, nous pourrons tenir tête... Attention! Vous y êtes?

Les deux amis se fendirent ensemble: un double hurlement éclata; deux des plus avancés tombèrent.

Marillac, alors, obéissant à la manoeuvre indiquée, se rua vers l'encoignure, en fourrageant de l'épée; la foule s'écarta avec des clameurs et se referma sur lui. Lorsque Marillac eut atteint son poste, il s'aperçut qu'il était seul.

—Pardaillan! rugit-il.

Et il se jeta tête baissée sur la muraille vivante.

A ce moment, il fut saisi par-derrière, paralysé, dans l'impossibilité de faire un mouvement, soulevé, entraîné, emporté dans l'intérieur du couvent.

Quant au chevalier, voici ce qui était arrivé: