Ils avaient cherché d'instinct la porte, le trou par où ils étaient entrés, et ils ne la trouvèrent plus; cette porte devait sans doute se fermer hermétiquement au moyen d'un mécanisme: sur la muraille, aucune ligne indiquant la solution de continuité, plus de porte!
Ils examinèrent alors ce plancher bizarre qui, dans la nuit, leur avait paru s'en aller en pente.
Ils ne s'étaient pas trompés: tout autour du caveau bordant la muraille, régnait un sentier horizontal de deux pieds de large; et à partir de l'arête de ce sentier commençait la déclivité assez raide; le plancher était ainsi divisé en quatre pans dont chacun s'abaissait vers le centre, et cela formait un tronc de pyramide renversée parfaitement régulier. Les quatre pans inclinés, au lieu d'aboutir à une pointe centrale, étaient coupés de façon à former au fond de cette cuvette quadrangulaire un rectangle très régulier.
Or, ce rectangle, ce n'était pas une plaque de fer, ni une dalle de pierre, ni rien!
C'était du vide!...
Si, dans la nuit, ils se fussent laissé entraîner sur l'une des quatre pentes, ils eussent abouti à ce trou!
Tombés! Où? Dans quoi? Dans quel puits? Quel abîme?
A tout prix le savoir! Ils le voulurent. Et s'arc-boutant l'un à l'autre, pour ne pas glisser sur la pente unie ils descendirent et arrivèrent au bord du trou de la cheminée.
Et alors, ils frémirent. S'étant regardés ils se virent livides. Et le vieux Pardaillan prononça ces mots:
—J'ai peur... Et toi?...