Il fallut deux heures pour déblayer l'escalier.

Lorsque le passage fut enfin libre, toute la troupe monta avec précaution, suivie par le cavalier, qui avait mis pied à terre, mais qui continuait à se cacher le visage dans son manteau.

A la satisfaction de l'officier, on trouva toutes les portes ouvertes en haut.

On pénétra dans les pièces qu'on visita l'une après l'autre, avec toutes les précautions nécessaires.

Le premier étage ayant été ainsi fouillé, il devint évident que les assiégés s'étaient retirés dans le grenier.

Mais, lorsque, après bien des hésitations et des sommations réitérées, on se décida enfin à pénétrer dans ce grenier, on n'y trouva que du foin.

Le cavalier poussa alors un cri de rage et, apercevant la porte de communication par laquelle on entrait dans la maison voisine, l'enfonça d'un violent coup de pied.

—Ils ont fui par là! rugit-il. Ils m'échappent!

Alors ce cavalier laissa retomber son manteau et les soldats étonnés reconnurent l'illustre maréchal de Damville.

—Qu'ordonnez-vous, monseigneur? demanda l'officier.