—Fouillez cette maison!» grinça Damville.

La maison fut fouillée; on n'y trouva personne.

Le maréchal de Damville sortit par la ruelle aux Fossoyeurs. Il était pâle de fureur. Il monta aussitôt à cheval et s'élança dans la direction du Louvre.

Arrivé là, il demanda aussitôt à être introduit auprès du roi.

Pendant ce temps, les fugitifs arrivaient à l'hôtel de Montmorency, et, les deux femmes installées, tinrent conseil de guerre.

—Ici, dit le maréchal aux Pardaillan, vous êtes en sûreté.

Le chevalier hocha la tête.

—Monseigneur, dit-il, si vous m'en croyez, vous devez fuir. Si vous étiez seul, je ne vous donnerais pas ce conseil...

—Vous avez raison, chevalier, dit le maréchal. Aussi bien, mon intention n'est-elle pas d'exposer ma fille et sa mère. Dès ce soir, je partirai avec elles pour le château de Montmorency. Je compte sur vous pour nous escorter jusque-là. Une fois à Montmorency, nul, pas même le roi, n'osera vous y chercher. Il faudrait une armée pour prendre le manoir.

Il fut donc convenu que le soir, à la nuit tombante, on quitterait Paris.