—Mille!...
Le soldat s'arrêta court et devint cramoisi.
—Que me voulez-vous? dit-il d'une voix tremblante.
—Vous donner mille livres en or, si vous me laissez lire la lettre que vous portez.
—Pour mille livres, je serais pendu. Allons donc!
—Oh! oh! C'est donc bien grave, ce que vous portez?
En ce cas, je vous offre deux mille livres.»
Le soldat chancela. Pardaillan reprit rapidement:
—Nous entrons au premier cabaret et, tandis que vous videz une bonne bouteille, je décacheté la lettre, je la lis, puis je remets le cachet en place. Personne ne saura.
—Non, murmura le soldat d'une voix sourde; mon officier m'a dit que je serais pendu si la lettre s'égarit!...