Notre révérende abbesse Claudine de Beauvilliers nous interdit de recevoir les hérétiques ailleurs que dans une partie du couvent où, nous-mêmes, nous ne pénétrons jamais. Je vais y conduire cette femme.

—Je viendrai la chercher sous peu de jours.

—Quand il vous plaira, mon gentilhomme.

Saïzuma entra. La religieuse jeta au chevalier un nouveau sourire qui le surprit autant que le premier. Puis la porte se referma.

XVI

LA VISION DE JACQUES CLÉMENT

Les nécessités de notre récit nous ramènent dans le palais de la princesse Fausta. En cette élégante petite salle où déjà nous avons vu la Fausta aux prises avec Pardaillan. Là, disons-nous, elle parle cette fois à une femme.

Et cette femme que nous avons entrevue dans la scène d'orgie que nous avons dû décrire, c'est justement Claudine de Beauvilliers, l'abbesse des Bénédictines de Montmartre. L'entretien tirait sans doute à sa fin, car Claudine était debout, prête à se retirer.

—Ainsi, disait Fausta comme pour résumer ce qui venait d'être dit, la petite chanteuse?

—En parfaite sûreté parmi les filles de ma maison. Elle est d'ailleurs gardée à vue par ce Belgodère. Mais il me reste à savoir ce que je dois en faire... Il m'a semblé entrevoir...