Peu à peu, pourtant, elle s'apaisa.

«Mais, pour exécuter mon projet, gronda-t-elle à un moment, il n'en faut pas moins que cet homme soit retrouvé, qu'il soit de nouveau en mon pouvoir! Et si cela n'arrive jamais?...»

Comme elle pensait ces choses, un coup fut frappé à la porte de communication par où l'on pénétrait dans l'auberge.

«Qui peut venir?» songea Fausta.

Le deuxième coup fut frappé.

«Est-ce Guise?... Est-ce le moine?... Qui est-ce?...»

La porte, une fois les cinq coups frappés dans l'ordre, s'ouvrait automatiquement. Mais Fausta pouvait l'empêcher de s'ouvrir, simplement en poussant un léger verrou qui faisait obstacle à la marche du mécanisme. Au quatrième coup, elle eut soudain l'idée de pousser ce verrou. Un étrange sentiment la poussait à ne pas recevoir celui qui frappait... quel qu'il fût. Elle se leva vivement et marcha à la porte.

A ce moment, le cinquième coup fut frappé et la porte s'ouvrit. Fausta s'arrêta, pétrifiée: Pardaillan était devant elle. Le chevalier se tourna vers Charles d'Angoulême, et, d'un ton étrange:

—Monseigneur, dit-il, je compte sur vous pour veiller sur ce prisonnier...

«Quel prisonnier?» se demanda Charles, stupéfait.