—Adieu, monsieur le duc, dit Fausta. Mais, avant votre départ, je serais heureuse de savoir ce qu'est devenu l'homme qui a été poursuivi aujourd'hui...
—Pardaillan!... Il est mort, dit Guise.
—Cet homme a mérité son châtiment, dit-elle.
Guise franchissait la porte, et, déjà, faisait signe à ses gens de lui approcher son cheval. Alors, Fausta, avec la même simplicité, ajouta:
—Il a d'autant plus mérité la mort qu'aujourd'hui même, sous mes yeux, il a tué d'un coup de dague au coeur une pauvre jeune fille innocente... une chanteuse... une bohémienne nommée Violetta...
Et la porte, à cet instant, se referma!... La porte de fer séparait maintenant ces deux êtres: Fausta et Guise. Mais, s'ils avaient pu se voir, peut-être eussent-ils eu pitié l'un de l'autre.
«Pardaillan est mort!»
«Morte!... Violetta morte!...»
Ces deux pensées de douleur palpitèrent ensemble. Et, tandis que Fausta, accablée par cette mort qu'elle avait pourtant voulue, regagnait en chancelant sa chambre à coucher, le duc demeurait devant la maison, comme frappé d'un coup de foudre.