—Que disions-nous? reprît Catherine. Oui... que je ne voulais pas faire mentir votre père. Je dois répandre autour de moi de la mort. Et aujourd'hui encore, la terrible question revient plus pressante, plus âpre que jamais: mourir ou tuer!... Mon fils, voulez-vous mourir? Voulez-vous tuer?... Choisissez!...
—Au nom de Notre-Dame! murmura Henri en faisant un signe de croix, expliquez-vous, ma mère!
Catherine tira un papier de dessous les voiles noirs qui l'enveloppaient et le tendit à Henri, qui le saisit avidement, s'approcha d'un flambeau et se mit à lire. Quand il eut fini sa lecture, Henri se tourna vers sa mère. Il était livide, et ses mains tremblaient.
—Ainsi, gronda-t-il. Guise veut m'assassiner malgré son serment d'amitié?
Catherine fit un signe de tête affirmatif.
—Qui vous a remis cette lettre? reprit Henri III.
—Un serviteur de Guise, un traître,, car il a ses traîtres comme nous avons eu les nôtres... le sire de Maurevert.
—Il faut récompenser cet homme, madame!
—C'est fait.
—Et depuis quand avez-vous cette lettre?