Maurevert monta jusqu'au premier étage. Partout, même silence et mêmes ténèbres.
Maurevert monta plus haut. C'est-à-dire qu'il gagna les combles. Là, du fond du couloir, sortait une sorte de rumeur confuse comme celle de plusieurs personnes qui parlent. Ce fut vers ce fond de couloir que se dirigea Maurevert. Il aboutit dans une pièce, étroite, sombre, qui ne devait guère être habitée que par les souris ou les araignées.
Maurevert alla jusqu'au fond de la pièce. Là, dans le mur, à peu près à hauteur d'homme, il dérangea une brique. Et alors un rayon de lumière tamisée passa par ce trou. Ce trou était masqué dans l'autre salle par un treillis qui se confondait avec les tapisseries.
Nous avons dit que la réunion était peu nombreuse, mais qu'en revanche elle était fort brillante par la qualité des gens qui s'y trouvaient. C'était d'abord la duchesse de Nemours, accourue à Blois depuis peu. Les trois frères: le duc de Guise, le duc de Mayenne et le cardinal. Puis le duc de Bourbon. Plus la duchesse de Montpensier.
Au moment même où Maurevert dérangeait la brique, la duchesse de Nemours, le cardinal de Bourbon, le duc de Mayenne et le cardinal de Guise se retiraient. Il ne resta que le duc de Guise et Marie de Montpensier. Celle-ci, alors, se dirigea vers une porte qu'elle ouvrit, et dit:
—Vous pouvez entrer, messieurs...
Un certain nombre de gentilshommes, parmi lesquels Espinac et d'autres pénétrèrent aussitôt dans le grenier.
—Nous sommes au complet? dit le duc.
—Il manque Maurevert, fit Maineville.
—Maurevert, s'écria la duchesse de Montpensier, je ne l'ai pas convoqué et ne lui ai pas fait parvenir les mots de passe. Il a depuis longtemps de singulières attitudes. Un homme à surveiller, messieurs...