Mais, à gauche, un peu isolé, sous une statue, se tenait, immobile, un moine dont le chapelet se terminait par une croix d'or, destinée sans doute à le faire reconnaître.
—Le voici! murmura Marie de Montpensier.
Lorsque le roi parvint près du choeur et s'agenouilla, Marie sentit ses jambes fléchir. Le moment terrible était venu... C'était à l'instant précis de l'agenouillement que Jacques Clément devait frapper.
Le roi s'agenouilla... Marie se pencha comme pour mieux voir... Et, à ce moment, une sorte de terreur s'empara d'elle... Le roi s'agenouillait... et le moine ne frappait pas!... Le moine s'agenouillait près du roi!...
Le moine, à voix basse, parlait au roi!...
«O salutaris hostia!...» entonnait alors le roi.
Le cantique se déroulait avec lenteur. La duchesse tombait à genoux, n'ayant plus la force de se soutenir.
Que pensait Fausta pendant cette tragique minute où son regard glacial demeurait rivé sur le moine qui ne frappait pas?... Elle regardait le moine et songeait:
—Ce n'est pas lui!... Qui est là?... Qui est ce moine?... Oh! je le saurai!... je veux le savoir!...
La cérémonie de l'adoration était terminée... le roi se relevait... le roi se remettait en marche... Et le moine, s'étant redressé lui aussi, demeurait à la même place!...