Centurion se courba plus que jamais. Un fugitif sourire de mépris vint arquer les lèvres de Fausta.
—Allez, maître, dit-elle simplement, de son ton d'irrésistible autorité.
Centurion ne bougea pas.
—Qu'est-ce? fit Fausta sans impatience. Parlez, maître Centurion.
—Madame, dit Centurion avec une joie manifeste, j'ai la joie de vous annoncer que je tiens Pardaillan.
Fausta était restée assise devant la table. En entendant ces mots, elle se leva lentement et, dardant son regard lumineux sur le bravo presque prosterné, elle répéta, comme si elle n'eût pu croire ses oreilles:
—Vous avez dit que vous tenez Pardaillan!... Vous?
Rien ne saurait traduire ce qu'il y avait d'incrédulité et de souverain mépris dans le ton de ces paroles.
Cependant, avec une modeste assurance. Centurion reprit:
—Voici, madame: le sire de Pardaillan est en ce moment attablé dans une hôtellerie dont toutes les issues sont gardées par mes hommes. En sortant d'ici, je prends avec moi dix braves lurons dont je réponds comme de moi-même, nous envahissons l'hôtellerie en question, et nous cueillons l'homme...