—Chansons! bougonna Pardaillan, j'y vois clair, voilà tout. Parce que tu ne te connais pas toi-même, il ne s'ensuit pas que je ne te connais pas, moi.
—Vous me connaissez! s'écria-t-il très étonné. Qui vous a renseigné?
Gravement, Pardaillan leva un doigt, et, souriant, comme on sourit à un enfant:
—Mon petit doigt! fit-il.
El Chico ouvrit de grands yeux, et considéra son interlocuteur avec crainte. L'impulsion qui le poussait vers lui lui paraissait tellement surnaturelle qu'il n'était pas éloigné de le croire un peu sorcier.
—Ainsi donc, continua Pardaillan, causons un peu. Et n'oublie pas que je sais tout. Voyons, pourquoi as-tu voulu me faire tuer? Tu étais jaloux, n'est-ce pas?
Le nain fit signe que oui.
—Bien. Comment s'appelle-t-elle? Ne fais pas la bête, tu me comprends très bien. Si tu ne la nommes pas, je vais la nommer moi-même... Mon petit doigt est là pour me renseigner.
Le nain se résigna et laissa tomber ce nom:
—Juana.