—Nous approchons de la sortie? demanda-t-il à voix basse.
—Pas encore, seigneur, répondit El Chico.
—Il m'avait semblé cependant... Morbleu! je ne me trompe pas! Voici que je vois de nouveau des étoiles.
Ils approchaient de la muraille et, devant eux, en effet, Pardaillan voyait scintiller non pas des étoiles, comme il l'avait cru de prime abord, mais des lumières assez nombreuses.
Son premier mouvement fut de mettre la dague au poing en murmurant:
—Tu avais raison, petit, je crois qu'il va falloir en découdre.
Le nain ne répondit pas. Il savait sans doute à quoi s'en tenir sur le compte de ces lumières, car, sans en avoir l'air, il poussait tout doucement Pardaillan, placé à sa gauche. Cette manoeuvre avait pour but de lui dérober la vue de ces lumières, en le poussant hors du rayon où elles étaient visibles. Mais l'attention de Pardaillan était éveillée maintenant, et rien ni personne au monde n'aurait pu le détourner. Cependant, comme s'il n'avait rien remarqué, le Chico voulait continuer son chemin en tournant sur sa gauche.
—Un instant, murmura Pardaillan. Je suis curieux, moi, si tu ne l'es pas. Je veux voir ce qui se passe là.
Les lumières jaillissaient d'une excavation placée devant lui. Pardaillan se pencha et regarda; mais, aussitôt, il se redressa, en faisant entendre un sifflement.
—Venez, seigneur, insista désespérément le Chico. Venez, vous verrez que, tout à l'heure, il sera trop tard!