Centurion s'en fut chercher son flambeau, qu'il avait dissimulé sous l'estrade, et l'alluma.
Il n'y avait qu'une porte visible dans cette salle: celle par où les conjurés s'étaient dispersés et lui donnait sur une galerie souterraine, laquelle aboutissait hors du mur d'enceinte de la maison.
Cependant le duc de Castrana et ses amis étaient revenus et s'étaient retirés par une issue qu'on ne voyait pas. Fausta elle-même était entrée par une troisième porte qu'on ne voyait pas davantage.
Son flambeau allumé à la main. Centurion demanda:
—Quel chemin prenez-vous, madame?
—Celui du duc.
L'estrade n'était pas appuyée contre le mur. Centurion contourna cette estrade et ouvrit une petite porte secrète qui se trouvait là, habilement dissimulée. Puis, sans se retourner, convaincu qu'elle le suivait, il s'engagea dans la galerie étroite qui aboutissait à cette porte et attendit que Fausta le rejoignît. Celle-ci s'était mise en marche.
Elle avait contourné l'estrade et allait disparaître à son tour, lorsqu'elle demeura clouée sur place.
Une voix vibrante, qu'elle connaissait trop bien, venait de lancer sur un ton railleur:
—La restauratrice de l'empire de Charlemagne daignera-t-elle accorder une minute de son temps si précieux au pauvre routier que je suis?»