—Bonsoir, monsieur de Pardaillan, répondirent poliment les trois.
—C'est la deuxième fois aujourd'hui que vous me chargez, messieurs. Je vois que vous gagnez honnêtement l'argent que vous donne Mme Fausta. Seulement je suis confus de vous donner tant de mal.
—J'espère que nous serons plus heureux cette fois-ci, dit Chalabre.
—C'est possible! fit paisiblement Pardaillan, d'autant que, vous le voyez, je suis sans arme.
—C'est vrai! dit Montsery, en s'arrêtant. M. de Pardaillan est désarmé!
—Nous ne pouvons pourtant pas le charger, s'il ne peut se défendre, dit tout bas Montsery.
—D'autant qu'ils sont assez nombreux pour mener à bien la besogne, ajouta Sainte-Maline en désignant du coin de l'oeil les hommes de Centurion.
—Puisque vous n'avez pas d'arme, dit-il tout haut à Pardaillan, nous nous abstenons, monsieur. Que diable! nous ne sommes pas des assassins!
Pardaillan s'inclina gracieusement, et:
—En ce cas, messieurs, écartez-vous et regardez...