—Peste non! madame. Je ne voudrais ni pour or ni pour argent le soustraire au supplice qui l'attend. Je ne le tuerai pas, soyez tranquille.

Il prit un temps pour produire son petit effet avec plus de force et, avec une insouciance affectée:

—Je me contenterai de le désarmer.

Fausta demeura un moment perplexe. Elle se demandait si elle devait le laisser faire. C'est qu'elle était payée pour savoir qu'avec le chevalier on ne pouvait jamais jurer de rien.

Elle allait donc donner l'ordre de procéder à l'instant à la prise de corps de celui qu'on pouvait considérer comme prisonnier.

Bussi-Leclerc lut sa résolution dans ses yeux.

—Madame, dit-il d'une voix tremblante de colère contenue, j'ai fait vos petites affaires de mon mieux et moi seul sais ce qu'il m'en a coûté. De grâce, je vous en prie, laissez-moi faire les miennes à ma guise... ou je ne réponds de rien.

Ceci était dit sur un ton gros de sous-entendus menaçants. Fausta comprit que le contrarier ouvertement pouvait être dangereux.

—Soit, dit-elle d'un ton radouci, agissez donc à votre guise.

Bussi-Leclerc s'inclina et, froidement: