—Vous l'avez amené?
—Il attend votre bon plaisir en bas.
Fausta répéta le même signe de tête et parut réfléchir un moment.
—Il ne vous a pas reconnu? fit-elle avec une certaine curiosité.
—S'il m'avait reconnu, je n'aurais pas l'honneur de l'introduire auprès de vous.
Fausta eut un mince sourire.
—Je sais qu'il ne vous affectionne pas précisément, dit-elle.
—Dites qu'il me veut la malemort, madame, et vous serez dans le vrai. Cela ne laisse pas que de m'inquiéter beaucoup. Car enfin, si vos projets aboutissent et qu'il continue à me détester, c'en est fait de la situation que vous avez daigné me faire entrevoir.
—Rassurez-vous, maître. Continuez à me servir fidèlement sans vous inquiéter du reste. Le moment venu, je ferai votre paix avec lui. Je réponds que le roi oubliera les injures faites à l'amoureux sans nom et sans fortune. Introduisez-le...
Centurion s'inclina et sortit immédiatement.