— Ainsi donc, dit la gouvernante, passez-les, et qu'ils aillent à la basse-cour.»
On lui donna le paquet, car ils étaient nombreux, et, pour épargner la descente de l'escalier, elle les envoya par la fenêtre du haut en bas.
«Quel est ce gros volume? demanda le curé.
— C'est, répondit le barbier, Don Olivante de Laura.
_— _L'auteur de ce livre, reprit le curé, est le même qui a composé le _Jardin des fleurs; _et, en vérité, je ne saurais guère décider lequel des deux livres est le plus véridique, ou plutôt le moins menteur. Mais ce que je sais dire, c'est que celui-ci ira à la basse-cour comme un extravagant et un présomptueux[36].
— Le suivant, dit le barbier, est _Florismars d'Hircanie.__[37]_
_— _Ah! ah! répliqua le curé, le seigneur Florismars se trouve ici? Par ma foi, qu'il se dépêche de suivre les autres, en dépit de son étrange naissance[38] et de ses aventures rêvées; car la sécheresse et la dureté de son style ne méritent pas une autre fin: à la basse-cour celui-là et cet autre encore, dame gouvernante.
— Très-volontiers, seigneur,» répondit-elle.
Et déjà elle se mettait gaiement en devoir d'exécuter cet ordre.
«Celui-ci est le _Chevalier Platir__[39]__, _dit le barbier.