Tancrède s'éloigna découragé; pourquoi? Il n'en savait rien; mais il pressentait, il devinait que la protection du riche banquier ne lui était plus acquise, qu'il ne ferait point partie de sa maison, et qu'il fallait, malgré sa bienveillance, tourner ses idées d'un autre côté.

Et le soir du même jour, Tancrède reçut de M. Nantua une lettre infiniment polie et gracieuse, dans laquelle M. Nantua exprimait tous ses regrets de ne pouvoir, par des raisons indépendantes de sa volonté, donner à M. Dorimont l'emploi qu'il lui avait d'abord promis, ajoutant toutefois que, dans le désir de lui être utile, il l'avait recommandé à un de ses amis qui ferait pour lui tout ce qu'il aurait désiré faire.

Le lendemain Tancrède fut introduit chez cet ami, M. Poirceau, directeur d'une nouvelle compagnie d'assurances contre l'incendie.


[III]

SECOND OBSTACLE

—Monsieur Poirceau?...

—C'est ici, donnez-vous la peine d'entrer.

La peine! je vous jure que c'était bien le mot, car, pour passer cette porte, il fallait faire un véritable siège.

Le palier de l'escalier, appelé vulgairement le carré, était barricadé de banquettes placées çà et là dans tous les sens, et barrant complètement le chemin.