[286] Mot qui ne s'emploie plus que dans la mauvaise compagnie, et dont il est inutile d'expliquer le sens. Les étymologistes le font dériver de l'italien cocuza, citrouille, haut de la tête; ou du latin concumbere, ou enfin de cuculus, coucou. La plus spirituelle de ces hypothèses, toutes assez arbitraires, est celle qui fait du «cocu» le mari de la «coquette.» Archaïsme qui n'avait rien d'indécent à l'époque de Molière.

[287] Pour: sans beaucoup de délai. Expression impropre.

[288] Sans doute les ducats d'or, qui, neufs (car leur valeur dépendait de leur conservation et de leur poids), équivalaient à 11fr. 90c. de notre monnaie.

[289] Pibrac, docte magistrat du seizième siècle, auteur de quatrains moraux que l'on faisait apprendre aux enfants, et que madame de Maintenon, à douze ans, allait étudier dans les champs en gardant les moutons, couverte d'un masque pour préserver son teint, et un gros morceau de pain dans sa panetière. Matthieu, autre grave magistrat, historiographe de France, écrivit les Tablettes de la Vie et de la Mort, qui servirent au même usage.

[290] Guide, au féminin, traduction littérale de la Guia de pecadores, ouvrage ascétique de Louis de Grenade. On dit aujourd'hui guide au masculin.

[291] Pour: qui me ferais prier. Ce n'est ni un archaïsme ni une faute, mais une locution populaire d'un charmant effet.

[292] Pour: d'une belle manière. Adjectif pris dans le sens de l'adverbe.

[293] Imitation du passage d'une nouvelle de Sabadino.

[294] Pour: elle se pâme. Ellipse populaire.

[295] Pour: il ne s'en faut guère. Archaïsme provincial, c'est-à-dire: «dans un espace de temps égal à celui qui vient de se passer, elle sera bien.»