[5] A la suite dans l’édit. précédente, p. 7 : « Cul de Sac de la foire Saint-Germain. »
Le Bureau de M. Bertin, Receveur Général des Parties Casuelles[6], est rue neuve Saint Augustin.
[6] On appeloit « parties casuelles » les droits de finance que devoit payer annuellement tout détenteur d’un office vénal non héréditaire, s’il vouloit le conserver à sa veuve et à ses enfants. — Nous retrouverons Bertin qui en étoit alors le trésorier, parmi « les fameux curieux. »
Le Bureau général des Chevaux de renvoy et de louage est à l’Hotel de Sens[7], prés l’Ave Maria.
[7] Nous en parlerons plus loin, à propos du coche de Lyon qui en partoit.
Le Bureau de la Compagnie des Indes Orientales est dans la rue Pavée, prés[8] l’Hôtel de Bourgogne[9].
[8] « Derrière », édit. 1691, p. 61.
[9] La Compagnie des Indes Orientales avoit été créée par Colbert pour faire le commerce avec les côtes de l’Indoustan. Elle avoit le privilége exclusif des toiles fines des Indes, peintes ou blanches, mais toutes soumises à la marque, sous peine d’être saisies et brûlées comme marchandises de contrebande (ordonnance du 8 février 1687). Ce commerce se faisoit souvent par échanges : pour les toiles des Indes importées, on exportoit nos draps du Languedoc. (Correspond. administr. de Louis XIV, t. III, p. 654 et 660.)
Celui des Indes Occidentales[10] est dans la rue Saint Martin, devant Saint Julien des Menêtriers.
[10] La Compagnie des Indes Occidentales commerçait avec l’Amérique, où nous possédions alors le Canada, l’Acadie, Terre-Neuve, la Louisiane. Son commerce se faisoit surtout par les navires de Saint-Malo, et exploitoit de préférence les peaux de castor et les matières d’or et d’argent. (Correspond. des Contrôleurs généraux, no 665.) — C’étoit, comme l’autre compagnie, une création de Colbert, mais toutes deux, depuis sa mort, étoient bien déchues. (Isambert, Anciennes lois françoises, t. XVIII, p. 35, 38, et 211.)