M. Patu, rue de la Chanverrerie, pour Espagne.
M. Artus, rue Mauconseil, pour Angleterre, Ecosse, Irlande, Hollande, Flandres conquise, etc.
M. Milochin, rue saint Denis, pour la Flandre Espagnole.
M. Herins, derriere saint Leu et saint Gilles, pour tous les Païs bas.
M. Foissin, rue saint Denis, pour Allemagne, Suède, Dannemarc, Hollande, Italie, etc.
Messieurs les Agens de change s’assemblent tous les jours ouvrables vers le midy à la place de change, joignant la conciergerie du Palais, pour la négociation des Lettres et Billets de Change[4].
[4] L’Almanach royal de 1702, qui donne à peu près, p. 64, le même renseignement, ajoute : « Le public peut s’adresser à leur clerc, qui y demeure, pour faire avertir lesdits Messieurs des billets perdus, lettres de change, ou autres billets négociables. » Telle étoit alors la Bourse de Paris : une voûte près d’une prison, pour s’assembler une fois tous les huit jours ; et un clerc, pour répondre à tout, le reste de la semaine. L’anglais Evelyn, qui visita le Palais en 1644, la trouva de bien mesquine apparence auprès de celle de Londres : « Les galeries, où l’on vend les menues marchandises, dit-il, n’approchent pas des nôtres, non plus que le lieu où se tiennent les négociants, qui n’est qu’une simple voûte basse. » (V. Extraits de son Voyage à la suite de celui de Lister, publié par la Société des bibliophiles, p. 230.)
Pour les Banquiers Expeditionnaires en Cour de Rome, voyez l’article des affaires Ecclesiastiques.
ACADEMIES
ET CONFÉRENCES PUBLIQUES[1].
[1] « Il y a diverses Académies qui ont toutes leurs utilitez publiques. Si celles des Jeux n’avoient pas été défendues, on en feroit de quatre espèces. Mais comme on ne joue plus que dans des maisons particulières, et entre personnes connues, on reduira seulement à trois espèces celles qui subsistent à présent ; sçavoir celles qui ont été établies pour perfectionner les Sciences, celles qui regardent l’Education de la Noblesse, et celles qui concernent les beaux arts. » Edit. 1691, p. 7-8.