A celle des Chanoines Reguliers de sainte Geneviève du Mont[17].
[17] V. ce que nous avons dit plus haut, à propos de la bibliothèque de Le Tellier. Celle des Génovéfains se trouvoit, où nous l’avons vue encore, au dernier étage de cette partie de l’abbaye Sainte-Geneviève, qui étoit devenue une dépendance du collége Henri IV. En 1768, on la rendit publique trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le samedi, de deux heures à cinq. Elle est maintenant en de nouveaux bâtiments construits sur l’emplacement du collége Montaigne. V. plus bas.
A celle de l’Abbaïe saint Germain des Prez[18].
[18] Elle étoit la plus riche après la Bibliothèque du Roi, principalement en manuscrits, dont un grand nombre lui vinrent au XVIIIe siècle de M. de Coislin, de l’abbé d’Estrées, de l’abbé Renaudot, etc. V. ce qu’en dit D. Bouillart dans son Hist. de Saint-Germain des Prés, 1724, in-fol. — Malgré l’incendie de 1792, et un vol en 1791, qui fit passer 120 de ses mss. en Russie, la Biblioth. Nat. n’en eut pas moins de 9,000 de cette seule provenance.
A celle du Chapitre de Notre Dame[19].
[19] Elle étoit assez modeste, n’occupant que deux petites chambres dans la cathédrale même, et ne comptant au XVIIIe siècle que 5,000 volumes au plus. Le principal fonds en étoit venu de Claude Joly, dont nous avons parlé au chapitre des Affaires ecclésiastiques. Il tenait de son grand-père, l’avocat Loisel, un certain nombre de mss. qui passèrent avec les siens et les autres du chapitre à la Bibliothèque du Roi, par une donation que firent les chanoines, le 24 avril 1756.
A celle du Collége de Navarre, montagne sainte Geneviève[20].
[20] Il est occupé aujourd’hui par l’Ecole Polytechnique. Sa bibliothèque, dont le premier fonds venoit de Jeanne de Navarre, fondatrice du collége, avoit pour principale richesse la plus grande partie des livres de l’illustre curieux du temps de Louis XIII, le provençal Peiresc, et de nombreux volumes sur peau vélin, avec initiales en miniature. De ses nombreux mss. il n’en arriva que 124 à la Bibliothèque Nationale pendant la Révolution.
A celle du Collége de Boissy[21], rue du Cimetière saint André.
[21] Nous ne savons rien sur la bibliothèque de ce collége fondé en 1354 par Guill. de Boissy, qui lui donna son nom. Il étoit en 1692 en complète décadence, dont il ne se releva que l’an d’après. Sa bibliothèque toutefois étoit, à ce qu’il paroît, restée assez riche.