[4] Fondé en 1364, avec un legs de la reine Jeanne de Navarre, femme de Philippe-le-Bel, il fut rebâti et agrandi plus tard avec le prix de la vente de la tour de Nesle, qui appartenoit aux rois de Navarre. Depuis l’Empire, il est occupé par l’Ecole polytechnique. La chapelle en est curieuse. (Rev. archéolog., t. I, p. 192-200.)
[5] Il datoit de 1420. Guillaume de La Marche l’avoit fondé pour des écoliers de sa pauvre province. Supprimé à la Révolution, il devint une pension célèbre du quartier Latin, la pension Vattier. Les bâtiments en ont disparu, avec une partie de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, où ils se trouvoient sous le no 37.
[6] Un des plus pauvres et des plus austères colléges de Paris. Aycelin de Montaigu l’avoit fondé en 1314, Erasme y étudia. La maigre pitance, à laquelle on y étoit soumis, l’avoit fait appeler Collége des Haricots, nom qui resta à la prison militaire, qu’on y installa, en 1792. (V. notre Paris Démoli.) Ses bâtiments, qui faisoient l’angle de la rue des Sept-Voies et de la place du Panthéon, furent démolis en 1845, pour faire place à ceux de la nouvelle bibliothèque Sainte-Geneviève.
[7] Un chanoine de Paris, Raoul d’Harcourt, l’avoit fondé en 1220. Ses bâtiments, reconstruits en 1675, ont été emportés en partie par le boulevard Saint-Michel. Ce qui reste est occupé par le lycée Saint-Louis.
[8] Il y a ici une erreur. Si le collége d’Harcourt fut rue de la Harpe, le collége de Lisieux en revanche n’y fut jamais. L’évêque de Lisieux, Gui d’Harcourt, le fonda en 1336, rue des Prêtres-Saint-Séverin ; il passa ensuite rue Saint-Etienne des Grès, et n’en fut déplacé qu’en 1764, pour occuper, rue Saint-Jean de Beauvais, les bâtiments du collége de Dormans.
[9] C’est celui dont nous venons de parler, le collége de Dormans-Beauvais, qui devoit son nom à son fondateur, l’évêque de Beauvais, Jean de Dormans. Il datoit de 1370. Supprimé à la Révolution, Carnot y établit la première école mutuelle d’essai.
[10] Raoul de Presles l’avoit fondé en 1313 pour les pauvres écoliers du diocèse de Soissons, d’où lui vint son premier nom de collége de Soissons. Ramus y professoit ; c’est là qu’il fut tué à la Saint-Barthélemy.
[11] Il devoit son nom au cardinal Jean Lemoine, qui l’avoit fondé en 1302. Calvin y étudia, et Lhomond y fut professeur. Il n’en existe plus rien que le nom d’une petite rue bâtie sur les chantiers qui en avoient pris la place.
[12] Il ne datoit que de 1569. Le sénonois P. Grassin, de qui lui venoit son nom, l’avoit fondé pour des écoliers nés à Sens. Chamfort, qui s’appeloit alors Nicolas, en fut le dernier élève distingué.
[13] « Celui de Cambrai et celui de fondation royale, près Saint-Jean de Latran,… celui des Trésoriers, près de la Sorbonne. » Edit. 1691, p. 11.