C’est le seul artiste à qui les descendans du Signor Hieronimo de Ferranti Inventeur de l’Orvietan[17], ayent communiqué le secret original[18].
[17] C’est un électuaire qui avoit été apporté, en 1647, par le charlatan d’Orvietto, dont le nom se trouve ici, et qui fut surtout connu par son surnom Orvietano, qui devint bientôt celui de son remède. On le croyoit bon surtout contre les poisons et contre les maléfices. C’est pour cela que le Sganarelle de l’Amour médecin veut en faire prendre à sa fille.
[18] « L’orviétan original d’Italie, dont la dispensation luy a été communiquée par le seignor Hieronimo Cei, dernier héritier du secret. » Edit. 1691, p. 19.
Il dispense aussi tous les Remedes achetez et publiez par ordre du Roy.
Une conserve et une liqueur pour la guérison des phtisiques et des poulmoniques[19].
[19] « La conserve balsamique qui guérit presque tous les poulmoniques en six semaines. » Id., p. 17.
Une tizanne filtrée pour purger doucement et agréablement la bile, la pituite et généralement toutes les superfluitez.
Une Eau vulnéraire qui guérit le Scorbut et les Ulcères de la gorge, les Cancers, les Ecroüelles ulcérées, la Teigne et les Ulcères malins et variqueux des jambes et d’ailleurs[20].
[20] Dans l’édit. précédente, p, 17, c’est à « l’emplâtre philosophique » que sont attribuées toutes ces vertus.
Une Eau anodine qui appaise avec une promptitude surprenante la douleur des dents, toutes les espèces de Coliques, les Véroliques[21], les Rhumatismes, les Douleurs causées par le mercure, la Sciatique, et les Gouttes des mains et des pieds.