[20] Pierre Jombert, dont on trouve le Catalogue dans la collection Delamarre (no 21,739, fol. 40), et qu’il ne faut pas confondre avec Jean Jombert, mort en 1681, premier éditeur du Glossaire de Du Cange, et du De re diplomaticâ de Mabillon.

On trouve un grand assortiment de Livres de Medecine chez le Sieur d’Houry, ruë saint Jacques[21], et chez la veuve Nion, quay de Nesle, qui vend d’ailleurs toutes les Œuvres de M. de Blegny. La Mithologie Phisique de M. Duncan[22]. Les Discours Philosophiques de Cordemoy[23]. L’Arithmétique des Ingénieurs de La Londe[24]. Les Specifiques de M. Boyle[25], etc.

[21] « Laurent d’Houry, rue saint-Jacques, devant la fontaine Saint-Séverin. » Telle est son adresse d’après le titre des livres qu’il a publiés. Nous avons déjà parlé de lui plus haut.

[22] Ce doit être quelque résumé de l’histoire de l’Animal ou la connaissance du corps animé par la mécanique et la chimie, ouvrage du montalbanais Duncan (1682, in-8), dans lequel il démontre que la vie, exposée comme elle l’est, avec la fragilité de ses ressorts, à l’imminence d’incessants dangers, est un miracle continuel aussi étonnant que tous les prodiges de la « mythologie. »

[23] « La philosophie » de Cordemoy (édit. précéd., p. 34). — Ce sont les six discours de cet académicien, mort alors depuis huit ans, sur la distinction de l’âme et du corps.

[24] Ouvrage très-rare aujourd’hui du caenais La Londe, dont le fils, ingénieur aussi, avant de devenir archéologue, fit de curieuses études sur le cours de l’Orne, qu’il vouloit rendre navigable jusqu’à la mer.

[25] Ces « spécifiques » sont une traduction du livre que Boyle avoit publié en 1688, à Londres : Receipt sent to a friend in America (recettes envoyées à un ami en Amérique).

Les Livres et les Feüilles de Classes se vendent chez la veuve Thiboult et le Sieur Esclassant[26], place de Cambray, à l’exception de ceux des RR. PP. Jésuites, qui se vendent chez la veuve Besnard, ruë saint Jacques.

[26] « Le sieur Desclassan et la veuve Thibault (sic) en compagnie. » Edit. 1691, p. 34. — Thiboult est le vrai nom. — Expresse défense étoit faite aux libraires, qui vendoient les livres pour les classes, d’en racheter aux écoliers. (Collection Delamarre, no 21,730, fol. 117.)

Même ruë chez le Sieur Cusson, on trouve le Journal des Sçavans[27].