[27] Jean Cusson, qui, après avoir été avocat au Parlement, avoit succédé à son père comme libraire, en 1659. C’est six ans après, le 5 janvier 1665, qu’il publia, sous la direction de Denis de Salo, le premier numéro du Journal des Savants. La périodicité, qui en étoit alors hebdomadaire, fut brusquement interrompue à la fin du troisième mois, à cause des opinions trop peu ultramontaines du rédacteur, et elle ne reprit, le 4 janvier de l’année suivante, qu’à la condition qu’il seroit remplacé par une créature de Colbert, l’abbé Gallois. La publication, dès lors, n’en fut plus troublée jusqu’à la Révolution.
Pour les Brefs, les Breviaires, les Diurnaux, les Missels, les Rituels, les Graduels, les Antiphoniers, les Offices, etc., voyez l’article des affaires Ecclésiastiques, et pour l’Almanach Spirituel, voyez l’article des Exercices de Pieté.
Les plus belles Heures se trouvent rue saint Jacques chez les Sieurs Angot[28], Josset, Foucault et Hérissant[29] ; au Palais dans la grand’Salle chez les Sieurs le Gras[30] et Poirier ; et sur le Pont au Change chez les Sieurs Poirion et Vaugon.
[28] Charles Angot, qui, étant syndic en 1686, eut une grande part au règlement qui rendit la communauté des relieurs distincte de celle des libraires, dont l’Université n’avoit jamais permis jusque-là qu’elle fût séparée.
[29] Les livres d’heures les plus magnifiques, les plus richement dorés se vendoient en effet chez lui. On les considéra comme objet de luxe, quand la misère de la fin du règne fit prendre par Louis XIV des mesures somptuaires. Hérissant fut inquiété. (V. sa déclaration dans la collection Delamarre, no 21,627, fol. 288.)
[30] Jacques Legras, petit-fils de Henry Legras, qui avoit publié, en 1640, les Antiquités et Annales de Paris, in-fol., par Malingre. Sa réception comme libraire datoit du 10 septembre 1683. On trouve dans la collection Delamarre, no 21,563, f. 289-305, un curieux traité fait avec lui.
On en trouve d’ailleurs sur le quay de Gesvres et ruë Neuve Nôtre Dame.
La Liste des Prédicateurs de l’Avant et du Carême, s’imprime chez le Sieur Chevillon ruë saint Jacques.
Le Mercure[31] et les autres Livres de l’Histoire du Temps, se vendent chez le Sieur Guèroult au Palais dans la galerie neuve[32].
[31] Le Mercure galant, qui, puisqu’il avoit commencé à paroître le 1re janvier 1672, en étoit alors à sa vingtième année. Visé, qui l’avoit créé, le dirigeoit toujours ; il en garda même la direction pendant plus de dix-huit ans encore. Il ne l’abandonna, presque mourant, qu’au mois de mai 1710. Durant ces trente-huit années, il n’avoit pas publié moins de quatre cent quatre-vingt-trois volumes.