[52] Marc-Antoine Charpentier, que son logement place Dauphine mettoit à proximité de la Sainte-Chapelle, où il étoit maître de musique. Il enseigna la composition au Régent, et fit avec lui l’opéra de Philomèle, qui ne fut ni joué, ni imprimé.

[53] A la suite de ces « habiles compositeurs de musique », on lit dans l’édit. précédente, p. 62 : « le sieur Jolly, rue des Rosiers, près la vieille rue du Temple, l’enseigne avec une grande facilité. »

Maîtres pour l’Art de Chanter[54].

[54] Ils étoient, depuis quelques années, en grande faveur. «  — Fais-toi plutôt maître à chanter, dit Colombine. On te donnera deux louis d’or par mois, et tu trouveras peut-être quelque écolière à qui tu ne déplairas pas : car voilà la grippe des femmes d’aujourd’hui… On est de tous les bons repas ; jamais de promenade sans le maître à chanter. » (Regnard, La descente de Mezzetin aux Enfers, acte I, scène 1re.)

Massieurs Dambruy, rue Betizy, du Buisson, rue Dauphine, du Bousset, rue des Fontaines, Hallé, rue des Marais saint Germain, du Parc, rue de la Savaterie : Saint Germain, près la Madelaine, Chevalier, rue   ; la Pommeraye, prés saint Leu de saint Gilles : de Lair, rue saint Honoré : Gillier, rue de Berry[55] : Bonnamy, rue Tictonne, etc.

[55] C’est le père de Gillier qui fit tous les divertissements de musique à la Comédie et aux Italiens pour les pièces de Dancourt, Regnard, etc.

Messieurs Hallin frères sont renommez pour le Jeu de la Trompette et des Timbales qu’on trouve de la meilleure Fabrique chez le Sieur Crestien, rue de la Ferronnerie, à la Ville de Vernon.

Les Cordes de Rome pour les Instrumens, se vendent en gros rue saint Denis aux trois Maillets, et en détail chez tous les faiseurs d’Instrumens, entre lesquels le Sieur Offlard[56], rue de Bussy, et les Sieurs Cheron[57], rue Dauphine et rue de la vieille Bouclerie en ont un grand assortiment.

[56] Il faut, je crois, lire « Offland. » Nous trouvons, en effet, un Jean Offland parmi « les maistres faiseurs d’instruments de musique », dans un compte du commencement du siècle. (Bulletin archéolog., t. II, p. 542.)

[57] « Luttier. » Edit. precéd., p. 112. Ces deux Chéron étoient sans doute frères. L’édit. précédente n’indique que celui de la rue Dauphine, qui figure déjà plus haut parmi les maîtres de guitare. Un Nicolas Chéron, comme nous le voyons par un acte de baptême, étoit déjà « faiseur d’instruments de musique », en 1658. Peut-être étoit-ce le père de celui-ci.