Les Sieurs Thierry, rue du petit Heuleu à l’Etoile ; de Monceau à la Bastille, et Darmé, chez un Cordonnier, rue de la vieille Draperie, font des Tablettes de poche d’une grande propreté.

Les Cassolettes philosophiques[31] à feu d’Esprit de vin et Globule de Cristal qui attire les Liqueurs à la façon de l’Eolipile[32], se vendent sur le quay de Nesle, à l’Apoticairerie royale[33], et servent non seulement à des-infecter et parfumer les chambres agréablement sans fumée et presque sans frais[34], mais encore à guérir plusieurs maladies par des vapeurs medecinales.

[31] Il en a été parlé plus haut, p. 172-173.

[32] L’esprit de vin chauffoit le globe comme un éolipyle, et la chaleur en chassoit les parfums, dont on vouloit parfumer les chambres. Ces cassolettes s’appeloient philosophiques, comme tout ce qui tenoit alors un peu à la chimie.

[33] C’est-à-dire chez Blegny.

[34] On les allumoit derrière les pilastres et les meubles des chambres ou des salles, pour qu’elles en fussent embaumées. V. l’Art de bien traiter. Paris, 1674, in-12, chap. de la Salle à manger.

COMMERCE DES OUVRAGES D’OR,
D’ARGENT, DE PIERRERIES, DE PERLES, ETC.

La Chapelle aux Orphevres, où les Maitres et Gardes de l’Orphevrerie ont leur bureau, et où ils font les Mardis et Vendredis l’essai de tous les Ouvrages d’or et d’argent, est dans la ruë des Lavandieres[1].

[1] Le bureau étoit rue des Lavandières-Sainte-Opportune, mais la chapelle se trouvoit dans la rue des Orfèvres, qui alloit de la rue Saint-Germain-l’Auxerrois à la rue Jean-Lantier. Elle avoit été dédiée par la corporation, en 1399, à saint Eloi.

C’est au même lieu qu’est le Bureau des Controlleurs de la marque pour l’or et pour l’argent[2].