ARMES ET BAGAGES
DE GUERRE ET DE CHASSE.
Le magasin Royal des Armes est à l’Arsenal, sous la direction de M. Titon, Entrepreneur Général des fournitures d’Armes[1].
[1] Son fils Titon du Tillet, à qui l’on doit ce singulier monument, le Parnasse françois, qui fut longtemps exposé dans une des salles de la Bibliothèque Nationale, et le livre qui l’explique, avec la biographie de ceux qui y figuroient en statuettes de bronze, fut, comme son père, attaché aux fournitures d’armes. Il avoit une charge de commissaire des guerres. Le Magasin royal, créé par le père, ne resta pas à l’Arsenal, où il l’avoit d’abord établi. En 1701, il étoit transféré à la Bastille : « le Magasin de Titon, lisons-nous dans l’édition de G. Brice publiée cette année-là, t. I, p. 341, est sur la première porte de la Bastille qui donne dans la place. Il est rempli de quantité d’armes de toutes les sortes, et l’on y trouve tout ce qu’on peut désirer sur cet article. »
Il y a aussi un grand magasin d’Armes et Equipages de Guerre, chez M. Benicourt[2], devant l’orloge du Palais.
[2] Il est appelé « De Benicourt », dans l’édit. de 1691, p. 22. — Sa maison étoit déjà célèbre, en 1640. Voici l’adresse qu’il prenoit alors, et qu’on trouve dans un compte, pour achat d’armes, publié par M. P. Paris dans son édition de Tallemant, t. IX, p. 474 : « Pierre Bignicourt, marchand quincaillier du Roy, à Paris, rue de la Barillerie, à l’enseigne de la Chasse Royale, devant les loges du Palais. »
M. marchand quincallier, à l’entrée du quay de la Mégisserie, fait aussi beaucoup de fournitures.
Le plomb pour les Armes à feu, se vend en gros et en détail chez plusieurs marchands, sous l’orloge du Palais, et au Fauxbourg saint Antoine[3].
[3] Liger, dans le Voyageur fidèle, 1715, in-12, p. 381, reproduit ceci textuellement. Il ajoute : « on vend la poudre à tirer à l’Arsenal, où elle se fabrique : elle s’y débite en gros et en détail, il y a aussi d’autres épiciers qui en vendent dans plusieurs quartiers de la ville. »
Messieurs Regnault et Lopinot, Tapissiers, près le Collège Mazarini[4], ont un grand assortiment de Lits, de Tentes et de Pavillons de Guerre.
[4] Le second est nommé seul dans l’édit. précéd., p. 64, avec cette adresse plus détaillée : « au deuxième pavillon du collége Mazarini, devant l’hôtel de Créquy. »