On en trouve aussi chez les Tapissiers Fripiers des pilliers des Halles[5].

[5] « Qui pour l’ordinaire, ajoute le voyageur fidèle, p. 382, en ont un assez grand assortiment en temps de guerre. »

Les Cordonniers qui vendent des bottes vieilles et neuves, et qui entreprennent la fourniture des Régimens, sont placez rue de la Barillerie, près le Palais[6].

[6] « Ce sont eux qui font les souliers de fatigue, qu’on nomme souliers de bottes. » Edit. de 1691, p. 25. On s’en servoit encore pour aller par les rues, tant elles étoient boueuses : « Quoi qu’il ne pleuve pas, lisons-nous dans la traduction d’une Lettre italienne sur Paris, écrite le 20 août 1692 par un Sicilien, et publiée pour la première fois, dans le Saint Evremoniana, 1700, in-8, p. 385, on ne laisse pas de marcher souvent dans la boue. Comme l’on jette toutes les immondices dans les rues, la vigilance des magistrats ne suffit pas pour les faire nettoyer… Autrefois les hommes ne pouvoient marcher à Paris qu’en bottines, ce qui fit demander à un Espagnol, les voyant en cet équipage le jour de son arrivée, si toute la ville partoit en poste. »

Les Sieurs Paul et Daumal, rue saint Honoré, sont de fameux Epronniers[7].

[7] Le Voyageur fidèle, p. 382, après avoir parlé du grand « commerce d’éperons » qui se faisoit rue Saint-Honoré, ajoute : « les quincailliers en vendent aussi, mais qui ne valent pas les premiers à beaucoup près. »

Près la porte saint Antoine, on fabrique des Tambours pour les troupes.

Les charettes et quaissons de guerre, sont fabriquez pour la plus grande part à l’entrée du Fauxbourg saint Antoine.

Les Bahutiers qui font les coffres, malles, fourreaux de pistolets, etc., sont en grand nombre au quartier du Palais, au bout du pont Notre Dame, à l’entrée du Fauxbourg saint Germain, et aux environs de saint Honoré.

On fait sur le quay de la Mégisserie, à la porte du Fort l’Evêque[8], diverses sortes de raizeaux et tirasses[9] pour la chasse.