Les autres jours on trouve des chevaux de toutes espèces, chez les Sieurs Guerte, rue de la Bucherie : François Paris, place Maubert : Charles Paris, rue des Rats[2] : Grenier, cour de la Jussienne[3] : du Pont, cul de sac des Provençaux : Guillory, rue Perdue : Prevost, le Moine, Harasse, Arnoult et Anceaume, rue et devant les murs saint Martin, où sont encore logez les Sieurs Rotelet et Briquet, marchands Hollandois[4], qui ont un grand assortiment des plus beaux Chevaux de Carosse.
[2] Ce quartier de la place Maubert — la rue des Rats, qui est aujourd’hui rue de l’Hôtel-Colbert, s’y trouve — et celui des environs de l’abbaye Saint-Martin étoient surtout ceux des maquignons, aussi l’édit. précédente se borne-t-elle à dire, p. 33 : « Il y a un grand nombre de chevaux au quartier de la place Maubert et de l’abbaye Saint-Martin-des-Champs. »
[3] On l’appeloit aussi la cour Tricot. Elle alloit de la rue de la Jussienne à la rue Montmartre. Ce n’avoit été longtemps qu’une Cour des Miracles.
[4] Je crois qu’il faut lire Béquet, ce qui seroit une légère altération du nom hollandois Becker. Le marquis de la Femme d’Intrigue, comédie de Dancourt, jouée en 1692, parlant de ses dettes (acte III, sc. 10), dit ce qu’il doit « à Jame et à Béquet, tant en chevaux de selle que de carrosse. »
Il y a plusieurs Selliers Carossiers, qui tiennent dans leurs Chantiers des Carosses tous faits et des Chaises montées ; par exemple, les Sieurs Gervais et Vignard, rue saint Martin ; Bailleul et des Moulins, rue des vieux Augustins ; Stoquet, dans l’enclos de la foire saint Germain[5] ; Moreau, rue Mazarini ; le Roux, rue des petits Champs ; Treverger, rue de Berry ; l’Amiral, au petit Marché ; Marceau, rue des quatre Vents ; la Ville, rue de Tournon ; Poivret, rue de Taranne ; la Place, rue de l’Esgoust, etc.
[5] « Il y a un grand nombre de carrossiers qui ont leurs magasins dans l’enclos de la foire Saint-Germain. » Edit. 1691, p. 51.
Plusieurs Boureliers sont renommez pour les Harnois de la plus grande propreté ; par exemple, les Sieurs Barbier, rue Coquilliere ; Miquelet et Langlois, rue de Seine[6], etc.
[6] Liger, p. 385, en indique aussi rue Saint-Antoine.
Les beaux et magnifiques Carosses de louage pour les Princes, Ambassadeurs et grands Seigneurs etrangers, se trouvent chez les Sieurs Dalençon[7], rue Mazarini ; Dauphiné et du Puis, rue du Four saint Germain ; Clovet, rue des vieux Augustins ; David et l’Escuyer, rue de Seine ; et Guérin, rue des Boucheries saint Germain[8].
[7] « Et chez la veuve Chavanon… » Edit. 1691, p. 51. On y voit aussi indiqués : « Champot, rue de Seine, et Ferrat, rue des Boucheries », qui ne se trouvent pas ici.