[8] Lister qui, étant à la suite d’un ambassadeur, le comte Portland, crut pouvoir prendre une de ces voitures, en fut fort content : « Elles sont, dit-il, ch. II, bien dorées, ont de bons chevaux et des harnois propres. Les étrangers les prennent au jour ou au mois, sur le pied de trois écus d’Angleterre par jour, c’est-à-dire dix-huit ou dix-neuf francs à peu près. »
La veuve le Roux, derrière l’Hotel de Salé[9], a aussi de très beaux Carosses de louage[10].
[9] Il existe encore, avec sa principale entrée, rue de Thorigny. C’est aujourd’hui l’Ecole centrale. Il fut bâti sous Louis XIII par Aubert, fermier de la Gabelle du sel, ce qui lui fit donner par le peuple le nom d’hôtel Salé.
[10] Cet article, dans l’édit. précédente, p. 51, est plus détaillé : « Il y a encore des magasins de carrosses rue Michel-le-Comte, vieille rue du Temple, derrière l’hôtel Salé ; rue de Bussy, et rue du Four du faubourg Saint-Germain. »
Les Remises où l’on tient d’ailleurs des Carosses de louage au mois, à la journée, sont encore rue Mazarine, rue des vieux Augustins, rue des Boucheries saint Germain, rue des Petits Champs, rue de Hurepoix, rue Gît-le-Cœur, rue des grands Augustins, rue de Bussy, etc.[11].
[11] Dans l’édition précédente, au chapitre XXXIII, consacré aux mêmes objets, sous ce titre : Des voitures parisiennes, se trouvent d’assez curieuses différences, p. 50-51 : « Il y a des calèches attelées à vingt sols par heure, dans tous les temps du jour, sur le quay des Augustins, place du Palais-Royal, Croix du Tiroir, rue de la Ferronnerie, rue Mazarine et rue Saint-Antoine, devant les Jésuites. — Aux mêmes endroits, et en divers autres carrefours et places, on trouve des chaises à deux porteurs pour un écu par demi-journée, et des chaises à ressorts traînées par un seul homme, à un écu par jour, ou dix sols par heure. » — L’existence des carrosses à l’heure n’étoit encore que tolérée. Elle ne devint légale et privilégiée que par ordonnance du mois d’août 1698. Le tarif en fut alors plus élevé. On paya 25 sols la première heure, et 20 sols les autres. Les fiacres n’eurent plus alors le droit de stationner sur les places, réservées désormais à ces carrosses à l’heure. Ils redevinrent des voitures de remises qu’on ne pouvoit louer qu’à la demi-journée, au jour ou au mois. (Traité de la Police, t. IV, p. 441-442.)
On trouve des Mulets et des Littières à loüer chez M. Mariette, Capitaine des charrois de Monsieur, près la porte saint Jacques, et chez un Bourelier fort stilé aux équipages de mulets, à l’entrée de la rue de Richelieu.
Les Sieurs Rousseau, près la porte du Pont aux Choux[12] : Dole, vieille rue du Temple : Didier, rue des Fossez de Condé : et Jourdain, rue de Bourbon, font des Corps de Carosse qui resistent fort longtemps.
[12] Elle se trouvoit à l’endroit où la rue du Pont-aux-Choux débouchoit sur le rempart, et devoit son nom au pont-levis jeté sur le fossé, à quelques pas d’un marais planté de choux, comme un autre situé un peu plus en avant dans la ville, où croissoit l’oseille, avoit donné son nom à la rue de l’Oseille. La porte du pont-aux-Choux s’étoit d’abord appelée porte Saint-Louis.
On trouve de bons ouvriers pour les Ressorts et Arcs de Carosses et de Chaises au petit Arsenal, rue de Limoge au Marais, rue des Gravilliers, porte saint Antoine, rue du Sepulcre[13] et enclos de la Foire St Germain[14].